La face cachée du manipulateur expérimenté qu’est Nicolas Gaiardo

Sur tous les médias sociaux, sur ses blogs et à travers les sociétés qu’il a créées, Nicolas Gaiardo se présente comme le défenseur des spéculateurs victimes d’escroqueries financières. Lui-même tombé en 2010 dans le piège d’un courtier véreux, il prétend aujourd’hui dénoncer ces pratiques frauduleuses en s’engageant à récupérer les fonds perdus par les investisseurs arnaqués. Mais ces dispositions « humanistes », il faut le craindre sérieusement, dissimulent des pratiques peu scrupuleuses, tout aussi condamnables que celles prétendument dénoncées. Qui est alors N. Gaiardo ? Un justicier altruiste ou un manipulateur expérimenté ? Eléments de réponses. 

Une vidéo bien embarrassante 

Tout aurait commencé par le partage d’une vidéo par le journaliste Gilles Pouzin sur son compte Facebook dans laquelle sont dénoncés les agissements de Nicolas Gaiardo. D’abord publiée sur Youtube, elle aurait promptement fait le tour de la Toile mais n'a joui que d'un succès modéré en ce qu'elle serait vue par 1300 personnes dont Giles Pouzin. Ce dernier, journaliste indépendant, travaillant entre autres pour des journaux tels que l’Expansion, le Revenu et plus récemment l’Express et le Monde, est également rédacteur en chef sur site Deontofi.com, un média dédié à la déontologie financière éveillant les investisseurs aux dessous opaques de la Finance et des escroqueries qui s’y rattachent. Dès 2013, il fut l’un des premiers, dans le sillage de l’AMF, à attirer l’attention sur de tels fléaux. 

Dans cette vidéo, on dénonce les menées obscures de la société Net and Law, fondée par Gaiardo. Dès 2015, le journaliste a commencé à investiguer sur cette étrange société établie en Bulgarie et ne disposant à l’époque d’aucune mention légale. Il a découvert ensuite que ladite société vantait les mérites de courtiers notoirement escrocs. Quelques temps après, G. Pouzin a été contacté par N. Gaiardo tentant dans un premier temps de le persuader qu’ils exerçaient exactement le même métier puis en le menaçant de retirer du site Deontofi.com les réserves émises sur sa société. Depuis, le journaliste est continuellement menacé et harcelé de « procès abusifs » par celui qui se définit comme un « trader repenti ». Gaiardo va même jusqu’à porter plainte contre le journaliste. Consultez ici la transcription in extenso de la confrontation entre les avocats respectifs des deux parties, incluant la prise de parole à la cour de Pouzin lui-même. Il termine par souligner qu’il a entendu parler de Net and Law et de Warning Trading, appartenant à Gaiardo, par inadvertance et qu’il aurait pu les dénoncer et se consacrer à des affaires plus intéressantes, sans l’acharnement de Gaiardo à son encontre. 

Précisons, enfin, que les poursuites judiciaires de Gaiardo en référé et au civil sont restées lettre morte et qu’il a perdu tous les procès.

La face cachée d’un gentleman cambrioleur

Tout investisseur se contentant de recherches préliminaires en ligne au sujet de Nicolas Gaiardo se butera à l’évidence qu’il agit pour le bien des opprimés tant il se pose d’abord en victime ensuite en héros traquant les entreprises déloyales. En effet, les premiers résultats référencés sur lui et ses sociétés le présentent sous son meilleur jour. Or, en creusant en profondeur et en poussant quelque peu l’investigation, on se rend rapidement compte de l’ambiguïté du personnage, voire de sa duplicité. Contentons-nous de quelques faits ambigus et zones d’ombre patentes : 

  • Sociétés opaques en Bulgarie : les sociétés de N. Gaiardo, à savoir Waring Trading et Net and Law, disposent de bureaux physiques alors que l’adresse de leur siège social est en France. Si celui qui se présente comme un avocat, ce qui est une contre-vérité, prétend défendre les épargnants français, pourquoi ces derniers feraient-ils appel à des juristes et avocats se trouvant en Bulgarie et non en France ? Il convient de noter que les deux pays disposent de juridictions différentes et que le système juridique bulgare est totalement inefficace sur l’espace français. 
  • condamnation de gaiardo pour escroquerie en bande organisée Une condamnation qui fait mouche : la condamnation de Gaiardo pour escroquerie en bande organisée est tant bien que mal dissimulée par ce dernier. On lui reproche également d’avoir des accointances douteuses. Cliquez ici pour aller plus loin. 
  • Attrait obsessionnel pour le gain facile : les prestations supposées de Gaiardo s’adressent essentiellement à un lectorat déjà victime d’escroqueries financières. Celles-ci, déjà fragilisées et en détresse, sont facturées à outrance. Gaiardo leur propose de récupérer leurs investissements sous réserve de les amputer de 20 % sur les sommes récupérées et 990 € pour chaque procédure et ce même en cas d’échec de récupération des fonds. 

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