avis warning trading

Nous nous sommes fait notre avis sur Warning trading : un portail d’information indépendant qui ne l’est pas

Nicolas Gaiardo se présente comme un expert en récupération de fonds perdus par les victimes d’escroqueries au Trading. Pour consolider son expertise, il se pose d’abord en victime. En 2010, l’homme d’affaires s’est fait escroquer plus de 30 000 € et les aurait récupérés. Fort de cette «expérience », il propose désormais ses services pour donner de l’espoir, allègue-t-il, aux victimes et les accompagner dans ce processus long et coûteux. Cependant, est-il réellement un expert intègre et compétent ou un énième margoulin qui déguise ses sociétés, prétendument spécialisée en informations indépendantes, en business peu scrupuleux ? Voici le détail de notre enquête ! 

Warning Trading : qu’est-ce que c’est ?

Dans son blog, Nicolas Gaiardo présente Warning Trading comme « une société reconnue dans la lutte contre les arnaques ». L’adepte de l’auto-proclamation prétend récupérer l’argent perdu par des traders victimes d’escroqueries en usant de ses compétences et en s’appuyant sur ses équipes habilitées, selon lui, à le faire. WT vise les personnes vulnérables traumatisées par une première arnaque pour jouer sur la corde sensible et les faire adhérer à bon nombre de services dont l'efficacité n'est toujours pas prouvée . Ces personnes sont facilement tombées dans les pièges tendus par les courtiers véreux attirés par leur vulnérabilité et leur crédulité. Elles cèdent au désir d’accéder rapidement à des gains substantiels et finissent elles aussi par se faire extorquer leurs maigres économies et pensent pouvoir les récupérer en faisant appel à Warning Trading.

En outre, Warning Trading édite un service particulier, baptisé Check and Pay. Son objectif : fournir aux boursicoteurs diverses informations sur des croupiers ou des entreprises plus ou moins connues afin de les renseigner sur leur « sérieux », fiabilité et leur éventuelle implication à des litiges financiers. Ceci aurait pour effet d’éviter aux traders de communiquer leurs cordonnées bancaires à des organismes illicites. 

D’apparence, cette mission « philanthropique » de Warning Trading paraît plus que louable. Toutefois, lorsqu’on brise cette vitrine si alléchante, on découvre très vite l’envers du décor et les dessous obscurs de cette entreprise bulgare, créée par un repris de justice. 

Les vices cachés de Warning Trading

Si l’on se contentait uniquement des informations présentées ci-dessus, on croirait aisément à la bonne foi de Warning Trading.  Or, les méthodes employées par la société et ses collaborations suspectes invitent à la plus grande prudence. Voici quelques faits qui ne manqueront pas de vous désarçonner : 

  • Les entreprises de Gaiardo se trouvent en Bulgarie : il est fortement étrange qu’une société qui se donne pour tâche de défendre des victimes françaises d’escroqueries financières ait ses bureaux dans les pays de l’Est. Quel intérêt si ce n'est faire des économies en travaillant de l'étranger? C’est en effet à Sofia que se trouvent les locaux de Net and Law qui édite le site Waring Trading. Il tombe donc sous le sens que des juristes et avocats bulgares , même en ayant étudié le droit français, ne sont pas les plus à même de défendre des dossiers aussi compliqués, pourquoi ne pas faire appel à des avocats français spécialistes  dans le domaine ? Ce sont les avocats français, connaissant finement les rouages de la justice hexagonale, qui sont les plus aptes à régler des contentieux des victimes. Il faut d’ailleurs souligner que même le Procureur de Paris reconnaît l’extrême difficulté de remonter jusqu’à ces sociétés frauduleuses et de rendre aux victimes leur argent. On se demande, dès lors, comment un simple homme d’affaires, épaulé par de sombres entités bulgares, se débrouillerait pour reconstituer les fonds. 
  • WT n’est pas un portail d’information indépendant mais un site purement promotionnel : si WT était véritablement ce portail d’information libre qu’il prétend être, il conférerait en toute gratuité ses précieux renseignements à la communauté des traders afin de les alerter sur les possibles escroqueries dont se sont rendus coupables certains brokers. Au lieu de cela, il fait payer aux utilisateurs de Check and Pay des informations très élémentaires, trouvables facilement et gratuitement sur le Net. 
  • L’ambiguïté du personnage Gaiardo : N. Gairdo tient un blog où il vante ses propres mérites et ses prétendues prouesses en se jetant des fleurs à longueur de lignes. Il s’affuble, par exemple, du très humble sobriquet de « justicier des victimes d’arnaques sur Internet », allant même jusqu’à se présenter comme « la référence en actualités financières et rapatriement de fonds ». Bien entendu, ces «dispositions » altruistes et cette auto-proclamation ont un revers beaucoup plus sombre et surtout un coût … et pas des moindres, comme nous le verrons ci-après. 

WT : de faux espoirs bien coûteux

Ce qui est dissimulé au public, aux traders novices et aux victimes qui accordent aveuglément leur confiance à Nicolas Gaiardo, c’est qu’il – entre autres méfaits – faisait la promotion de brokers illicites, ceux-là même qu’il prétend combattre aujourd'hui. Il leur vendait, en réalité, une labellisation à 1500 € HT/ an et comme il a le sens des affaires, ce coût descendait à 500 € les années suivantes. C’est ainsi qu’il a commis, à titre d’illustration, des écrits dithyrambiques et très promotionnels pour le croupier infréquentable FXCM. Vous pouvez consulter ici, au besoin, le détail de la visite de Gaiardo aux locaux de ce dernier. 

formations basiques excessivement chères A côté de cela, Gaiardo propose, des formations pour soi-disant déjouer tous les pièges des courtiers illégaux et détecter leurs desseins inavouables. La formation coûte, tenez-vous bien, 990 € / jour. Rien que ça !

Gaiardo : son casier judiciaire pas très vierge

condamnation de gaiardo Ce que Nicolas Gaiardo n’évoque jamais, c’est sa condamnation pour escroquerie en bande organisée en 2007. Ce dernier fut entre 1998 et 1999, en France et en Italie, « membre du réseau pyramidal GOLDFINGER » et l’un des membres à l’origine du réseau EPSILON. Les faits qui lui sont reprochés : "le recours à des pratiques illicites et à des pressions psychologiques pour gagner de nouveaux adhérents à des fins rémunératrices".

Bien évidemment, nous avions eu beaucoup de peine à nous procurer ce document ci-joint corroborant ladite condamnation. Et pour cause, N. Gaiardo n’hésite pas à exercer des pressions denses sur les journalistes et plateformes qui reprennent ces dénonciations afin d’alerter sur ses pratiques contestables et prévenir de nouvelles victimes. Vous pouvez, au besoin, consulter sur cette page le lourd harcèlement judiciaire que subit depuis de nombreuses années le journaliste Gillles Pouzin pour avoir mis à jour sur son site la véritable face de N. Gaiardo. 

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